Histoires de Français Libres ordinaires

 
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Dans l' Annuaire de la 1er DFL

 

La guerre s'intensifie encore. L'Afrika Korps débarque en Libye. Pour parer à cette terrible menace sur Suez, il faut une armée moderne. Le Régiment alors appelé 1er Groupe de Reconnaissance de Corps d'Armée stationne à Damas. Il reverse ses chevaux et emploie l'hiver 1941-1942 à se transformer pour la guerre du désert. Il constitue trois Escadrons blindés ou motorisés et instruit de nouveaux renforts arrivés d'Angleterre dont la plus grande partie est formée de jeunes gens de 17 à 20 ans évadés de France après avoir traversé la Manche sur de frêles esquifs en dépit de la surveillance très serrée des Allemands.

En décembre, la 1re Brigade Française Libre du Général Koenig part pour la Libye et, en vue de représenter les Calots Rouges sur ce champ de bataille, un détachement d'automitrailleuses commandé par un Capitaine sera chargé de constituer un élément de reconnaissance des Forces Françaises Libres au Western Desert. De janvier à mai 1942 ce seront de longs raids dans le sable ou les rochers du désert de Cyrénaique, sous domination italienne.

Au mois de mai ce détachement rejoint le gros du Groupe de Reconnaissance de Corps d'Armée qui vient d'arriver en Libye avec la 2e Brigade Française Libre. L'insuffisance de matériel ne permet pas aux Spahis d'affronter les sables et les rochers du désert. Aussi se voient-ils réduits à la tâche ingrate, mais nécessaire, d'assurer la garde des terrains d'aviation. Ce sont toujours de nouvelles positions à organiser contre un ennemi qui ne se présente jamais. Chaque nuit passe la Lutwaffe. Mais nos hommes sont impuissants contre elle.

Quelques jours après, Rommel attaque. Son objectif est bien défini: Suez.

Le poids de I'Afrika Korps se porte d'abord sur les éléments qui tiennent Bir Hakeim dont la résistance, bien au-delà de sa mission, fera l'admiration du monde entier. La 8e Armée qui vient de perdre les batailles de Knightbridge et de Tobrouk est contrainte de se replier. Les Spahis, la rage au coeur de n'avoir pu combattre, sont obligés de lier leur mouvement à celui des Britanniques. Retraite pénible qui rappelle les journées de cauchemar de juin 1940 sur les routes de France encombrées par les convois, mitraillées et bombardées d'une façon permanente par les avions allemands. Le matériel, déjà à bout de souffle au début de la Campagne, est bien loin de pouvoir supporter une telle épreuve. Aussi est-il incapable de rendre le moindre service lorsque les Spahis, divisés en deux Groupes de Reconnaissance, pour des raisons tactiques, sont regroupés à Hellouan, au sud du Caire.

Il fallait une fois encore se ré-équiper. Le mois de juillet 1942 est employé à la perception d'automitrailleuses anglaises. L'armement de ces blindés est insignifiant et parfaitement inefficace au désert. Aussi faut-il, grâce à des trésors d'ingéniosité, monter sur un certain nombre d'entre elles des canons antichars français de 25 mm. Mieux encore, la guerre du désert demandant surtout des armés lourdes, capables de tirer à grandes distances, 12 camions Ford sont équipés d'un canon français de 75 mm susceptible de tirer tout azimut et astucieusement fixé sur des embases de tourelles de chars pris à l'ennemi.

Répartis en deux Groupes de Reconnaissances, les Spahis sont désormais véritablement aptes à faire campagne. Il est temps car une revanche éclatante attend ceux qui se battent dans le désert.


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