Histoires de Français Libres ordinaires

 
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Quelques Français Libres

 

Louis Le Floch

 

Le départ de Le Floch et de ses compagnons

Ce soir du 18 juin, à Chateauneuf-du-Faou, deux amis, Georges Marseillier (que tout le monde surnomme Jo), et André Morvan, entendent l’appel d’un certain Général de Gaulle. Ils ont 19 ans et cette débâcle "éclair" les a choqués. Aussi décident-ils de rejoindre l’Angleterre.

Mais tout d’abord ils vont chercher d’autres volontaires au départ. Jo prévient son cousin à Carhaix et André va chercher le sien, Louis Le Floch, et un copain, François L’Haridon.

Quand tout le monde est réuni au domicile des parents de Jo, il est décidé qu’ils iront à Douarnenez et de là ils trouveront bien un bateau pour l’Angleterre. C’est la sœur de Jo qui conduit la voiture de la famille Marseillier jusqu'à Douarnenez en évitant les convois allemands. Ils y arrivent à l’aube du 19.

Le port est encombré de véhicules militaires abandonnés. Par chance, un navire sardinier est à quai, réquisitionné pour évacuer les marins des dépôts de Brest. Le patron accepte de les emmener à Camaret.

C'est là qu'ils embarquent sur le navire charbonnier "Mousse-le-Moyec", seuls civils au milieu de militaires. Le bateau fait escale à Ouessant où une dizaine de volontaires, dont André Quelen , montent à son bord en milieu de nuit.

Le "Mousse-le-Moyec" arrive à Plymouth le 20 juin mais les futurs FFL restent encore quelques jours à bord.

Louis et ses compagnons sont ensuite emmenés en train à Londres, au collège d’Anerley-school où ils sont interrogés par l’Intelligence Service afin d’écarter le risque d’infiltration d’agents allemands. Ils y choisissent leur affectation car des officiers de toutes les armes viennent chercher du monde pour leurs unités. Pour Jo c’est l’artillerie ; pour André ce sont les chars mais il sera, ensuite, envoyé au Bataillon de Chasseurs de Camberley ; pour François et Louis : les chars.

Ensuite, ils sont dirigés vers l’Empire Hall, un vaste entrepôt de 5 étages, où sont regroupés tous les volontaires. Ils y apprennent les rudiments de l’instruction militaire . Au bout d’une semaine, environ, les volontaires partent pour Aldershot et plus précisément à Delville (dans cette partie du camp militaire d’ "Ash", se trouvent les chars, la cavalerie motorisée et les Chasseurs alpins).

A Plymouth, Louis avait retrouvé son frère Marcel, "chauffeur" du lieutenant Volvey de la 342éme Compagnie Autonome de Chars de Combat, les seuls chars qui faisaient partie du Corps Expéditionnaire de Norvège et qui se trouvaient, maintenant, en Angleterre.

Dix sept de ces anciens de Norvège, commandés par le lieutenant Volvey et son second, le lieutenant Divry, resteront en Angleterre (les autres, dont Marcel Le Floch, rentrent en France occupée). Avec leurs douze chars H39 et une centaine de volontaires (dont Louis qui a remplacé son frère Marcel), ils formeront la 1ére compagnie de chars de combat.

... à suivre.

Par Alain Le Floch, fils de Louis, d’après les souvenirs de son père, notés en 1983


Musée des Blindés de Saumur

Char Hotchkiss H39

Poids : 13 tonnes
Longueur : 4,2 m
Hauteur : 2,1 m
Puissance : 120 ch.
Blindage max. : 40 mm
Vitesse max. : 36 km/h
Équipage : 2 hommes
Armement :
- 1 canon de 37 mm SA18
- 1 mitrailleuse de 7,5 mm


Poualion et Le Floch au Groupement d'Escadron de Réparation


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