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Le Bataillon de Marche 21

 

Djibouti

 

Fin 1938 à Toulon.

Depuis les « accords » fâcheusement célèbres de Munich, le fascisme s'est déchaîné et gonflé de sa victoire facile, en Ethiopie crie sur la place de Venise, de Rome « Djibouti a noï » parce que Djibouti est effectivement le principal
débouché de l'Ethiopie.

Le Gouvernement français décide l'envoi de renforts militaires en Côte Française des Somalis.

Le premier Bataillon du 8e Régiment de Tirailleurs Sénégalais forme un bataillon de marche qui prend le nom de 1er Bataillon de Marche de la Côte Française des Somalis et embarque fin décembre 1938 sur le « Sphinx » à destination de Djibouti.

Le Bataillon est commandé par le Chef de Bataillon Georges Raynal que l'on n'appelle pas encore « Rabastens » mais que nous retrouverons tout au long de l'histoire du Bataillon jusqu'à la fin de la guerre. Certains officiers y resteront constamment, comme le médecin Lieutenant Peyrusse et le Lieutenant Oursel ; d'autres comme le Capitaine Lanlo et le Lieutenant Fayaud rejoindront d'autres unités mais se retrouveront aux côtés du Bataillon au sein de la 1ère DFL, de même pour de nombreux sous-officiers et hommes de troupe.

Du 1er Bataillon du 8e RTS au BM21 de la 1ère DFL, ce sera bien toujours la même unité fidèle à son origine et à son esprit.



Dès son débarquement en Côte Française des Somalis, le Bataillon, devenu le 1er Bataillon du Régiment de Tirailleurs Sénégalais de la Côte Française des Somalis, est envoyé à la frontière pour monter la garde en face de l'Ethiopie en barrant route et voie ferrée qui, depuis Addis Abéba, donnent accès au port de Djibouti.

Le Bataillon se trouve donc aux avant-postes de la CFS au moment de la déclaration de guerre de l'Italie à la France le 10 juin 1940. II a ainsi la satisfaction, rare pour une unité française à cette époque, d'avancer de quelques kilomètres en Abyssinie alors italienne.

C'est là qu'il est surpris le 17 juin par un appel du Général Legentilhomme commandant supérieur des troupes de l'Armistice qui dénonce les pourparlers d'armistice engagés par le Gouvernement Français et demande à ses troupes de refuser l'Armistice et de poursuivre la lutte.

Le Bataillon se rallie immédiatement et avec enthousiasme à la proposition du Général Commandant Supérieur. Mais dans son lointain isolement que les faibles moyens militaires anglais du Somaliland et d'Aden ne peuvent efficacement épauler, la Côte Française des Somalis vit des épisodes oscillant entre la tragédie et la comédie.

Fin juillet, départ du Général Legentilhomme chez les Anglais du Somaliland ; il est remplacé par un général spécialement envoyé par Vichy.

Quelques jours plus tard les Italiens conquièrent le Somaliland évacué par les quelques unités anglaises qui s'y trouvaient.

Sur toutes ses frontières terrestres la Côte Française des Somalis est maintenant enserrée par les forces italiennes ; alors la situation générale est simple, toutes ses voies de communications maritimes et aériennes sont bloquées.

Un singulier régime va ainsi s'installer pendant des mois et des mois: théoriquement la colonie, relevant de Vichy, reconnaît l'Armistice. Mais en fait les conditions locales et l'état d'esprit des troupes françaises - il y a là la valeur d'une division entièrement d'active - incitent Rome et Vichy à la plus grande retenue.

Djibouti vit immobilisé sur ses faibles ressources et dans son dur climat mais avec ses forces militaires intactes.

Le 1er Bataillon du RTS-CFS, toujours aux ordres du Chef de Bataillon Raynal devient autonome et prend le nom de Bataillon de Tirailleurs Sénégalais N°1.

Le débarquement des alliés en Afrique du Nord secoue le corps d'occupation français ; mais les pouvoirs locaux restent fidèles à Vichy et se refusent à se rallier aux Forces Françaises Combattantes.

Révolté par cette passibilité, le BTS1, accompagné du Groupe d'Artillerie de Campagne, s'évade de Djibouti et rejoint l'Abyssinie réoccupée depuis quelques mois par les forces anglaises. II peut ainsi quelques semaines plus tard former l'avant-garde d'une colonne franco-britannique qui, sans coup férir, rentre en Côte des Somalis, renverse les autorités locales de Vichy et rallie l'ensemble des troupes et de la Colonie à la France Libre.

Egypte – Tunisie

Début février 1943 nous retrouvons le BTS N° 1 en Egypte.

Avec deux autres Bataillons également venus de Djibouti il forme la 4e Brigade de la 1ère Division Française Libre. Le commandement en a été donné au Colonel Raynal.

Le BTS N°1 prend son nom de guerre de Bataillon de Marche No 21 sous les commandements du Chef de Bataillon Dives puis du Capitaine Fournier.
II va se rééquiper en matériels, se réorganiser, se re-compléter en cadres, et après la fin de la campagne de Tunisie rejoindre la 1ère DFL en Tripolitaine pour se regrouper avec elle en Tunisie en septembre 1943 et y recevoir son matériel américain.

En même temps ses Tirailleurs Sénégalais, éloignés de leur pays depuis 5 ans et plus, sont rapatriés et remplacés par les Tirailleurs d'Afrique Equatoriale Française de la colonne Leclerc, cependant qu'arrivent de nombreux cadres et hommes de troupe français, soit évadés de France par l'Espagne, soit venant des unités françaises d'Algérie.


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Dernière mise à jour le samedi 09 octobre 2004


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