Histoires de Français Libres ordinaires

 
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La révolte de l'escadron tchadien

 
 

Dans "Calots Rouges et Croix de Lorraine"

Page 27

Le 2eme escadron, ou escadron soudanais, était toujours à cheval, faute d'autres matériels. Il fut pris en charge par le lieutenant Oddo, venant du Groupement Tcherkess et envoyé durant plus d'un mois dans le sud du pays pour remplir des missions de sécurité et montrer la présence de l'armée française.

L'instruction fut menée activement et, grâce à des renforts européens, l'escadron commença à devenir opérationnel. Malheureusement, un malaise existait parmi les troupes noires stationnées en Syrie, malaise qui devait imposer le renvoi de deux bataillons en Afrique.

L'escadron soudanais, qui semblait être resté à l'écart de cette agitation, y fut cependant impliqué d'une manière dramatique lorsque des troubles éclatèrent en son sein, amenant la mort des aspirants Lévesque et de Montval et des brigadiers Bitton et Landre, tous jeunes évadés de France.

Cet escadron fut dissous, les noirs affectés à des unités coloniales, les Européens dans d'autres escadrons de spahis.

Dans "Les Spahis du 1er Marocains"

Page 90

2e escadron soudanais à cheval du lieutenant Oddo, à 4 pelotons recrutés au Tchad, dans la région d'Abéché.

A Damas les troupes noires stationnées en Syrie s'agitant dangereusement, l'escadron est mêlé à des troubles aux conséquences dramatiques : les aspirants Lévesque et de Montval ainsi que les brigadiers Bitton et Landre, jeunes évadés de France, sont tués en essayant de s'interposer. L'escadron est dissous le 18 mars 1942 et les noirs affectés à des bataillons coloniaux qui sont renvoyés en Afrique.

Dans "Les Compagnons de la Longue Marche"

page 66

Le 15 mars, nous rentrons dans un quartier en plein remue ménage. Dans la rue d'ordinaire si tranquille j'entends siffler des balles : mon premier baptême du feu. Que se passe-t-il ?

Le 2 escadron de Noirs adjarais s'est révolté et a tiré sur ses officiers. Le 1er escadron marocain ne s'est pas joint à eux et, évidemment, le 3e, mon escadron, non plus. La révolte est matée au prix de quelques morts de notre côté.

Pourquoi se sont-ils révoltés ? Mystère. Peut-être une manipulation par des espions allemands, ou des musulmans anti-français. Les meneurs sont jugés et condamnés à mort, les autres renvoyés dans leurs foyers, au Tchad. Ils ne feront pas la guerre; c'est peut-être mieux pour eux car ils ne savaient pas pourquoi ils se battaient. Ils ne pouvaient avoir notre "mystique".

L'exécution a lieu sur le terrain d'aviation, à Mezzé, et toute la garnison y assiste : coloniaux, légionnaires, spahis. Nous sommes transportés en camion et les quatre condamnés, suprême délicatesse, sont assis sur leur cercueil, menottés et gris comme la mort, et non "pâles" comme nous.

Arrivés au terrain, tout le monde descend. Les légionnaires forment le peloton d'exécution, et heureusement pas nous, encore peu aguerris. Trop tendres, comme disait Rykmans.

La troupe est formée en carré. En bordure Nord, quatre poteaux. Les condamnés y sont amenés et attachés, on leur bande les yeux. Un officier lit la sentence qu'ils ne comprennent pas, mais ils savent qu'ils vont mourir. Le peloton est en place, commandé par un sous-officier, légionnaire à la barbe rousse, sans doute allemand. "En joue. à mon commandement, feu !" Les quatre s'écroulent; le sous-officier s'approche et donne le coup de grâce à ces cadavres encore pantelants.

Dans "Les burnous bleus sur les chemins de devoir" de Thierry et Mary Moné

Le 17 mars 1942, la révolte éclate au sein des troupes noires à Damas et certains cavaliers du lieutenant Oddo n'hésitent pas à tirer sur les cadres du GRCA. Les conséquences sont dramatiques : les aspirants Sylvain Levesque et de Montval ainsi que les brigadiers Bitton, Roger Landre et Djimia sont tués alors qu'ils tentaient de s'interposer.

Dans "Vanités, ou les souvenirs de guerre d'un jeune Français Libre" de Louis Tritschler

Gayet nous met rapidement au courant de la situation et il nous dit de rester avec lui. Les Noirs du deuxième escadron se sont révoltés au cours d'une prise d'armes qui se déroulait à Hamidieh avant leur départ en manoeuvre. Un sous-lieutenant et un aspirant de cet escadron ont été tués; il y a des blessés. Le brigadier Biton du peloton a été tué alors qu'il faisait partie de l'élément d'intervention envoyé par le troisième escadron. Les camarades, qui consti­tuaient cet élément, étaient encore dans le camion bâché, lorsqu'ils ont essuyé une rafale de fusil-mitrailleur. Biton a été tué d'une balle en plein coeur.

Et dans les autres livres ...

Pas un mot sur cet épisode dramatique dans "La 2e DB Combats et Combattants" ni dans l' "Annuaire de la 1er DFL".

Rien non plus dans "1061 Compagnons" mais cet épisode est sans rapport avec l'objet du livre quoique Paul Oddo soit Compagnon de la Libération 


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Dernière mise à jour le jeudi 14 juillet 2011


Spahis



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