| |  | | | | Une Française Libre parmi 63693 | | | Simone Marguerite Le Pen épouse Le Port | |
Naissance : 3 juillet 1920 - Inguiniel (56)
Point de départ vers la France Libre : Metropole
Engagement dans la France Libre : en juin 1943
Affectation principale : Résistance intérieure / Action
Grade atteint pendant la guerre et spécialité : P2
Décès à 88 ans - 12 juin 2009 - Riantec (56)Légion d'Honneur 
Dossier administratif de résistant : GR 16 P 363687
Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 31697 |
Contribuez à son livre ouvert !Ouvert à tous pour exprimer vos sentiments, évoquer vos souvenirs, préciser son parcours, sa vie, poser des questions, citer des livres, des articles, des sites, déposer des documents, photographies, ... | | |
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"... elles, les femmes de l'ombre. Il y a soixante ans, elles combattaient dans la Résistance.Ce sont elles, les femmes de l'ombre. Il y a soixante ans, elles combattaient dans la Résistance. Originaire d'Etel, la photographe Marie Rameau, les met en lumière dans un livre (*) touchant. Qu'elles sont belles. Sans mise en scène, sans fard, sans retouche pour atténuer les traces des années passées. Belles et tristes pour certaines, belles et malicieuses pour quelques-unes, belles et extraordinairement souriantes pour d'autres. Aucun des portraits réalisés par Marie Rameau ne laisse indifférent. Ces femmes captent et captivent le regard. Que cachent leurs yeux pénétrants ? Un passé douloureux que certaines dévoilent « pour le devoir de mémoire », que d'autres évitent ou taisent car la douleur est toujours là, que toutes, ou presque, minimisent. « Vous savez, moi, ce que j'ai fait, c'est de la petite résistance », explique Adrienne Marie, l'une des trente femmes que Marie Rameau a photographiées. « Ne vous méprenez pas en regardant les portraits de ces vieilles dames », précise d'emblée la photographe. « Si quelqu'une vous fait penser à votre grand-mère ou à votre mère, souvenez-vous que ces femmes furent une minorité à mettre ainsi leur vie en danger ». Au fil des pages, l'auteur dénoue son parcours, à la manière d'un réseau, sur les traces de ces résistantes. D'une rencontre à une autre, Marie Rameau raconte ses larmes sur le seuil de certaines portes, ses silences après des récits impensables, la chair de poule qui monte parfois le long des bras, la tendresse qui étreint, l'amitié qui naît. « Au fil des années, le travail a duré cinq ans, il y a eu des rencontres plus singulières que d'autres qui font que je ne pouvais pas me satisfaire d'une photo », explique-t-elle. « Il y avait des silences porteurs de quelque chose. Je devais aller plus loin ».
Cinq d'entre elles sont décédées depuis
Elle a donc pris le parti d'en faire un livre. Ce n'est pas un récit de résistance. C'est une histoire de rencontres avec des femmes qui ne pouvaient laisser faire l'impensable. Marie Rameau raconte les mots choisis pour parler de ce passé, la manière d'appréhender cette photo qui renverra de soi une image d'un âge bien avancé. Cette photo qui renvoie surtout le regard hypnotique de Denise Vernay, la soeur de Simone Veil, la plénitude de Germaine Tillion, la jolie timidité d'Odette Kerbaul, la fatigue de Gilberte Pradeau, la gaieté de Josette Dumeix. Cette photo qui est déjà devenue un témoignage puisque cinq d'entre elles s'en sont déjà allées. Et puis, il y a Simone. Simone, sans qui ce livre n'aurait sans doute jamais pris corps dans l'esprit de Marie Rameau. « Tout a commencé quand j'avais quinze ans », raconte la photographe. « Je devais recueillir un témoignage sur la guerre 39-45. Mon père m'a incitée à aller voir Simone Le Port, une femme que je croisais régulièrement à Etel où nous vivions toutes les deux. Quelques jours plus tard, je l'écoutais me raconter sa résistance, son arrestation et sa déportation. Je ne savais pas qu'elle avait été déportée, je savais à peine ce qu'était un déporté. Les mots de Simone furent un choc terrible au beau milieu de mon adolescence ». Simone Le Port avait 25 ans en descendant du train à la gare d'Auray en 1945. Elle pesait 35 kg. Elle revenait de Ravensbrück. Sa photo, à 82 ans, est en couverture du livre de Marie. « C'était essentiel, elle a bouleversé ma vie ». *« Des femmes en résistance 1939-1945 ». Sorti lundi aux éditions Autrement..."
" Photos DR/Marie Rameau
Marie Rameau a rencontré plusieurs résistantes bretonnes pour sa galerie de portraits : Simone Le Port (en haut), d'Etel, mais aussi Renée Maurel, d'Ille-et-Vilaine." 
Laurent Laloup le samedi 15 août 2020 - Demander un contact La page d'origine de cette contribution Recherche sur cette contribution | |
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Nom :LE PEN
Prénom :Simone Marguerite
Sexe :F
Jour de naissance :03
Mois de naissance :07
Année de naissance :1920
Code insee naissance :56089
Commune de naissance :Inguiniel
Pays de naissance :FRANCE
Jour de décès :12
Mois de décès :06
Année de décès :2009
Code insee deces :56193
Commune de décès :Riantec
Pays de décès :FRANCE
Fichiers des personnes décédées établi par l'INSEE
" Simone Le Port (1920-2009)
Simone Le Pen, née à Inguiniel le 3 juillet 1920, épouse Julien Le Port le 29 août 1939. Le mois suivant, ils s’installent à Lorient. En janvier 1943, ils se réfugient dans une ferme au Ruffaux à Melrand.
Le 1er mars 1943, elle entre dans la Résistance en tant qu’agent de liaison dans le groupe du Bureau des Opérations Aériennes (BOA) dont son mari est l’un des dirigeants. Elle cache des réfractaires au Service du Travail Obligatoire et des résistants alors que son mari organise notamment des parachutages d’armes auxquels elle participe. Le 16 avril 1944, les Allemands arrivent à la ferme. Quelques armes et des munitions sont découvertes dans la maison qui est alors incendiée. Sauvagement battue sur place, elle est ensuite emmenée à la prison de Pontivy où elle subit un interrogatoire qui dure huit jours. Transférée ensuite à Vannes où elle reste deux mois, elle est condamnée à mort par la Gestapo. Sa peine est commuée en déportation.
Le 1er juillet, elle part pour le fort de Romainville. Le 18 juillet 1944, elle est embarquée dans un train pour le camp de torture de Neue-Bremm à Sarrebrück avant d’être transférée, le 26 juillet, au camp central de concentration de femme à Ravensbrück, sous le matricule 47358. C’est le début des appels pouvant durer trois heures et des journées de travail harassantes de douze heures. Mi-août, son groupe part au Kommando du camp auxiliaire de Neubrandenburg pour nettoyer un terrain d’aviation et creuser des tranchées. Le 28 avril 1945, les Allemands organisent le déplacement des internés. Après deux jours de marche, elle s’échappe avec un petit groupe. Le 8 mai, elle atteint la zone américaine. Après un périple de plus de 300 kilomètres à pied, elle prend le train en Belgique et arrive en gare d’Auray le 24 mai.
À peine rétablie, elle repart en Allemagne pour participer à l’identification du personnel des camps. Ensuite, elle s’engage en politique au côté du parti communiste français et dans la lutte syndicale. Investie dans la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes) et dans l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance), elle n’a de cesse de témoigner, en particulier dans les établissements scolaires, de l’horreur de la guerre et de la déportation. Simone Le Port disait « je pardonne aux Allemands, mais je ne pourrai jamais oublier »." 
Laurent Laloup le jeudi 23 juillet 2020 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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