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" C'est en 1928-1930, qu'avec un certain nombre de ses amis proches de son idéal, LOUIS BUTON prend la décision de se présenter aux élections municipales de 1929 contre la liste sortante, ce qui fit un beau chahut. Dès le premier tour, Louis BUTON est élu et huit autres candidats de sa liste passent au deuxième tour.
Dans la période 1934-1936, il ne déroge en rien à ses activités idéologiques de défense des libertés et des droits de l'homme.
Et puis la guerre arrive. Balayées les associations pacifistes...la mobilisation générale est ordonnée. La drôle de guerre qui s'ensuit, se transforme en catastrophe depuis mai 1940, pour aboutir à la soumission complète le 17 juin 1940 par PETAIN. Le vainqueur de VERDUN a encore beaucoup d'adeptes, et son "Maréchal nous voilà" beaucoup de partisans. Mais le 18 juin 1940, après cette débâcle, le Général DE GAULLE lançe à partir de LONDRES l'appel que l'on sait.
Abasourdis par cette guerre éclair qui avait fait des millions de prisonniers, les Français n'e réagissent pas. L'occupation méthodique se concrétise bien vite. La relève, suivie du S.T.O. et du Mur de l'Atlantique, apporte quelques frémissements qui se transforment assez vite en bouillonnements, très légers d'abord, puis qui s'amplifient.
Ecoutant tous les jours la BBC de LONDRES, on, commente les événements. Mais comment faire ? Les fusillades de CHATEAUBRIANT, le bombardement de SAINT-NAZAIRE, font l'objet de discussions qui n'avaient rien à voir avec les idéologies pacifistes. Les revers de l'armée Hitlérienne à STALINGRAD, le débarquement en AFRIQUE DU NORD, furent en quelque sorte un déclic.
Louis BUTON subit, comme la majorité des français, l'occupation de son pays par l'envahisseur allemand. Il est de ceux qui n'acceptent pas cette outrage fait à sa patrie.
LES MOUVEMENTS DE RESISTANCE EN VENDEE
En 1943, trois mouvements de résistance parfaitement structurés existaient en Vendée. C'était Libération Nord en place depuis 1941, l'organisation civile et militaire (O.C.M.) qui s'était surtout développée dans le sud de la Vendée et le "Front National" qui prit une grande importance à partir de l'été 1943.
C'est l'organisation civile et militaire (O.C.M.) qui organisa les premiers parachutages d'armes en Vendée, 8 échelonnés entre juin et août 1943.
A LA ROCHE-SUR-YON, un homme, Marcel PENCHAUD, très efficacement secondé par son épouse, entreprend, au cours de l'année 1941, de rassembler quelques hommes dans la perspéctive de créer des groupes d'action.
Ayant trouvé les contacts "officiels", Marcel PENCHAUD, alias Camille, agent de liaison et recruteur de personnels sûrs, avait réussi à étendre au début de l'année 1942 le mouvement "Libération Nord" dans les secteurs de la ROCHE-SUR-YON, CHANTONNAY, LUCON, FONTENAY, LES SABLES et MONTAIGU.
En Mai 1943, Libération Nord et l'O.C.M. se rencontrent dans la perspective, non pas d'une fusion, mais dans l'espérance d'acquérir de nouveaux moyens pour mener des actions ensemble. C'est alors que l'ordre fut donné de rechercher des terrains propices au parachutage d'armes.
Parmi les différents lieux géographiques envisagés, Marcel PENCHAUD avait retenu les alentours d'AIZENAY, et c'est ainsi qu'il chargea son oncle, Louis BUTON de trouver un terrain propice pour ce genre d'opérations et de recruter un "groupe de réception".
De par son métier, P'tit Louis connait tous les coins et recoins de la commune d'AIZENAY et fait son choix sur un village "La Brionnière" perdu entre deux routes départementales, où l'on accède par un chemin creux et passablement boueux. Après avoir obtenu l'accord des habitants, les familles de Clément PERROCHEAU et d'Alfred DOUCET, Louis BUTON procéde au recrutement : ils sont dix-huit à avoir répondu à l'indicatif de la radio de LONDRES : "Ton bras est invaincu, mais non pas invincible"
Le Groupe d'AIZENAY avec M. Louis BUTON, MM. Henri POIZAC, Eugène GAUCHER, Aristide CHAUVIN, Jacques BUTON, Edmond MECHINEAU, Paul PERRAUDEAU, maréchal-ferrant et son père, M. Ernest PERRAUDEAU, Paul ROUX, Emmanuel GENDRE, Maurice GENDREAU, Clément PERROCHEAU, Alfred DOUCET
Le Groupe de LA ROCHE -SUR-YON avec MM. ANNONIER fils, MAMERT, ROUX, ROGATIEN MORNET, BIROT, MARCETEAU
Dans cette nuit, une quinzaine de containers sont largués et c'est environ deux tonnes d'armes qui sont enterrées par l'équipe de résistants."
premiere-aile.over-blog.com  Laurent Laloup le vendredi 22 août 2008 Contribution au livre ouvert de Marcel Louis Penchaud | |