Contributions - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Bonjour, Je suis la soeur de Fabienne Lenogré, notre père Yves Lenogré est décédé à 84 ans le 27 janvier 2016, nous ne sommes que deux soeurs et notre père était fils unique. Le nom Lenogré est donc voué à disparaître. Je n'ai pas connu mon grand-père Rémy Lenogré, prothésiste dentaire et membre du réseau Cohors-Asturie, il est décédé en 1965. J'ai beaucoup entendu ma grand-mère Hélène Lenogré, également membre du réseau Cohors-Asturie me parler de Mlle Le Bars qui était chargée d'emporter par train les informations collectées par mon grand-père. C'était très risqué et c'est elle, parce qu'elle n'avait pas charge de famille qui avait décidé que cette tâche risquée devait être la sienne. Les informations collectées étaient essentiellement des relevés de position des DCA allemandes afin que les alliés puissent les détruire, ma grand-mère parlait souvent de Lorient mais Lorient à vélo c'est loin alors je ne sais pas. Mon grand-père se déplaçait à vélo, la nuit. Avoir un vélo était important, rare, il avait fini par remplir ses pneus de foin faute de nouvelles chambres à air.
Leur maison était en face de la Kommandantur qui était dans une école je pense, c'était en haut de la rue Thiers à Quimperlé. Belle maison le Kommandant avait décidé de loger chez eux ce qui leur faisait une superbe couverture. Les risques étaient importants car il leur arrivait de loger également un parachutiste anglais au grenier, mais comme disait ma grand-mère "ils n'allaient pas fouiller là où était le Kommandant" ... risqué quand même.
Leur jardin donnant sur la forêt c'est dans leur cuisine également qu'était stockée la nourriture des jeunes qui se cachaient dans la forêt pour échapper au STO. Les commerçants de Quimperlé donnaient à ma grand-mère qui du pain, qui du saucisson. Ma grand-mère m'a toujours dit que sans être résistants, ils l'étaient à part entière car ils prenaient des risques à fournir de la nourriture, en grande quantité, sans ticket. Ils n'y avait plus de scouts durant la guerre, seulement des éclaireurs, ce sont des éclaireurs qui venaient vers 5h du matin, avant que le kommandant ne se lève, remplir leurs sacs à dos de nourriture et aller la déposer au pied d'un arbre, puis ils lançaient un signal sifflé et ils partaient. Moins ils en savaient, mieux c'était. Pour les éclaireurs et pour les membres du réseau. Du réseau ma grand-mère ne connaissait que Mlle Le Bars, elle me disait "si on se fait arrêter, sous la torture on parle, donc il faut ne rien savoir" Je pense que c'est à la libération qu'ils se sont tous connus et reconnus.

Agnès Lenogré le mercredi 25 juillet 2018

Réponse :

Probablement Marguerite Le Bars 

Contribution au livre ouvert de Rémy Michel Lenogré

Montrée dans le livre ouvert de 2 Marguerite Isabelle Le Bars | 3 Hélène Potier épouse Lenogré | 4 Yvonne Queffurus

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