| |  | | | | Un Français Libre parmi 63708 | | | Albert Joseph Jubineau | |
Naissance : 7 mars 1894 - Saint-Nazaire (44)
Activité antérieure : liberal / cadre
Point de départ vers la France Libre : Metropole
Engagement dans la France Libre : en aout 1940
Affectation principale : Résistance intérieure / Musée de l'Homme
Grade atteint pendant la guerre et spécialité : P2
Dossier administratif de résistant : GR 16 P 313788
Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 26540 |
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Albert Joseph Jubineau - son Livre ouvert ! « La posture de Creston pendant la Seconde Guerre mondiale fait encore couler beaucoup d’encre. Car si l’artiste fut une des premières recrues de Boris Vildé, les choix qu’il opère parallèlement rendent les choses plus confuses encore, d’autant que l’on sait à présent que Creston fut durant ses jeunes années un fervent anarchiste. Il suit ainsi les conférences de Han Ryner dans les années 1920, apporte sa contribution à des journaux comme Les crucifiés, périodique anarchiste. Dans les années 1930, tout en entretenant des relations avec Breiz Atao, organe autonomiste breton pour lequel il rédige une dizaine d’articles de 1927 à 1933, il se lie d’amitié avec Marcel Cachin et s’inscrit à la 14e cellule du Parti communiste de Paris. Parallèlement, il est engagé auprès de la ligue des Bretons émancipés de la région parisienne. Membre à part entière du groupe de Résistance du Musée de l’homme, il prend part aux activités de l’Institut celtique de Bretagne, institution qu’il contribue à créer en octobre 1941 et dont il démissionne le 16 décembre 1943. De même, entre septembre 1941 et août 1942, trois de ses dessins apparaissent dans L’heure bretonne, journal du parti nationaliste breton. Il réalise huit émissions pour Radio-Rennes, décrochage régional de Radio-Paris. Ayant des connexions avec les membres du milieu autonomiste breton, les propos qu’il tient dans la sphère familiale à leur égard est tout autre.
Au sortir de la guerre, il écrira dans son journal : « Mes camarades savent ce que j’ai fait ; je sais ce que j’ai fait. Cela me suffit. […] Lorsque nous nous battions en 1940, nous n’avions, nous, ni armes, ni argent…ni brassards ni drapeaux non plus. C’est sans amertume que j’entends aujourd’hui les cancanages sur mon compte. Je connais les hommes et leurs petites lâchetés ».
Arrêté le 11 février 1941, soupçonné d’appartenir à la Résistance, il est interrogé au bout de 4 mois d’internement, le 12 juin de la même année, au poste de la Geheime Feldpolizei, la police de sûreté allemande. Il finit par être libéré faute de preuves, tout comme Albert Jubineau et Marie-Louis Joubier, sur l’intervention de Roparz Hemon, directeur des émissions en langue bretonne à Radio-Rennes-Bretagne et nommé à ce poste par les Allemands. Au cours de cette journée du 12 juin 1941, on lui présente les plans de Saint-Nazaire qu’il avait fournis à Londres et qui serviront plus tard dans l’opération Chariot. Bibliothécaire au Musée de l’homme et elle-même résistante, Yvonne Oddon expliquera plus tard que Creston « ne dut son salut qu’à la discrétion de ses camarades, et au fait que le provocateur ignorait son nom ». En 1946, Creston obtient un certificat pour services rendus aux alliés signé du maréchal Montgomery pour son rôle dans l’opération Chariot ainsi que son attestation d’appartenance aux Forces françaises combattantes comme agent P2.
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Auteur : Saphyr Creston, « Choix politiques », Bécédia [en ligne], ISSN 2968-2576, mis en ligne le 23/07/2019.
Permalien:  Laurent Laloup le jeudi 29 janvier 2026 - Demander un contact La page d'origine de cette contribution Recherche sur cette contribution | |
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The Haennig-Nordmann Papers: Two Lawyers in Occupied France
Georges Ithier (1897-1942), freight officer, accused of serious crimes, including espionage, found guilty, executed 23 February 1942. Cited in German documents n° 12-17, 1941.
Jesse, an English agent who gave documents to Bordelet for Walter, betrayed by Gaveau, arrested by the Germans (according to Blumenson, op. cit.). Cited in German documents n° 12-16, 1941.
Albert Jubineau, born in St. Nazaire, Brittany in 1894, was a lawyer recruited by Rene-Yves Creston (1898-1964), a sociologist at the Musee de I'Homme. He was arrested in January 1941, interrogated by the Germans, tried in 1942 but acquitted for lack of proof. He is briefly mentioned in Nordmann's prison diary (Nordmann, 1993, op. cit.). Cited in German documents n° 12-18, 1941, in letter by Haennig, n° 23, December 1941, in note n° 27, 1942 and in Nordmann's letter n° 34, 1942. He was in fact not accused of Resistance activities, but of being in charge of a paramilitary group. In 1949, he published "Spoliations et mesures de guerre". Gazette du Palais (Paris), 1949, I.D.62.
Sylvette Leleu (1908-1989), garage owner, distributed tracts, imprisoned at the Prison du Cherche-Midi, Paris, accused of serious crimes including espionage, found guilty, sentenced to death, commuted to deportation in 1942. Cited in German documents n° 12-17, 1941. She was deported on 9 March 1942 to the prisons of Karlsruhe, Anrath, Liibeck, Cottbus, and to KL Ravensbriick and KL Mauthausen, where she was liberated on 22 April 1945 by the Red Cross.
Anatole Lewitsky (1903-1942), anthropologist, apparently denounced not by Gaveau but by two employees at the Museum, Mr Fedorowsky and his mistress Mme Erouchkowski, imprisoned at the Prison du Cherche-Midi, Paris, defended by Maitre Jean Burguburu, accused of serious crimes, including espionage, found guilty, executed 23 February 1942. Cited in German documents n° 12-17, 1941.
Marin, a French secret service agent, who gave documents to Bordelet for Walter, betrayed by Gaveau, and arrested by the Germans (according to Blumenson, op. cit.). Cited in German documents n° 12-16, 1941.
Jean-Victor Meunier, lawyer, inscribed at the Bar in 1930, a member of Nordmann's group in 1940 (according to Blanc, op. cit., p. 402).
Jacques Ghémard le lundi 05 février 2024 - Demander un contact La page d'origine de cette contribution Recherche sur cette contribution | |
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" Né le 8 février 1896 à Bruay-en-Artois (Pas-de-Calais), marié, père de deux enfants, grand mutilé de la Première Guerre mondiale, Jules Andrieu est directeur d’une école de garçons.
Jules Andrieu s’engage dans la résistance et rejoint le groupe de Boris Vildé, le réseau du musée de l’homme. Andrieu est arrêté le 20 juin 1941 à Haisnes-Lez-La Bassée (Pas-de-Calais) par les autorités allemandes pour espionnage. Incarcéré à la prison de Béthune, il est transféré à Fresnes pour être jugé avec les autres membres du réseau du Musée de l’Homme.
Le 8 janvier 1942, le procès des 19 membres du réseau arrêtés s’ouvre après plusieurs mois d’instruction devant une cour militaire allemande. Le tribunal militaire allemand de Paris condamne à la peine de mort Jules, Henri Andrieu, Boris Vildé, Anatole Lévitski, Pierre Walter, Léon-Maurice Nordmann, René Sénéchal, Georges Ithier-Lavergneau et Yvonne Oddon, Alice Simonnet et Sylvette Leleu le 17 février 1942, pour intelligence avec l’ennemi.
Émile Muller et Agnès Humbert sont condamnés à cinq ans d’emprisonnement en Allemagne, Jean-Paul Carrier et Élisabeth de la Bourdonnaye, respectivement à trois ans et six mois de prison. Jacqueline Bordelet, Albert Jubineau, Daniel Héricault, René-Georges Étienne sont acquittés.
Jules Andrieu est fusillé au Mont-Valérien le 23 février 1942.
Yvonne Oddon, Sylvette Leleu et Alice Simmonet sont déportées en Allemagne."
Jacques Ghémard le vendredi 11 août 2017 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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