| | | | | Un Français Libre parmi 63234 | | | Pierre Yves Marie André | |
Naissance : 19 janvier 1922 - Corlay (22)
Activité antérieure : ouvrier / artisan
Point de départ vers la France Libre : Metropole
Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940
Affectation principale : Terre Leclerc - Afrique / RMT
Grade atteint pendant la guerre et spécialité : 2c
Décès à 81 ans - 10 aout 2003 - Saint-Brieuc (22)
Dossier administratif de résistant : GR 16 P 12647
Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 1480 |
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Pierre Yves Marie André - son Livre ouvert ! BIR HAKEIM Sauf erreur de ma part aucun des trois corlaysiens n'étaient à Bir Hakeim si l'on se fie aux listes des présents à Bir Hakeim. LEMOINE Germain le jeudi 12 décembre 2024 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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Contribution Pierre André était mon grand père merci pour votre travail qui me touche bcp André Anthony le samedi 07 décembre 2024 - Demander un contact Recherche sur cette contribution Réponse : C'est l'objectif en fait. Créer des émotions pour qu'ils revivent dans nos esprits.
Cordialement
Jacques Ghémard, fils de Pierre
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"....Trois Corlaysiens parmi les premiers
Ainsi, trois jeunes de Corlay (Côtes-d’Armor) de 18 à 20 ans, se sont embarqués dès le mois de juin.
Robert Baudouin, 22 ans, étudiant, né le 3 juillet 1921 ; Yves Bernard, profession libérale, né le 21 février 1920 et Pierre André, né le 19 janvier 1922, ouvrier artisan. ont pu atteindre Brest et trouver un bateau pour l’Angleterre, juste avant l’arrivée des Allemands, pour arriver à Southampton le 19 juin au matin. En juillet, ils sont engagés au sein des Forces Françaises libres et tous versés dans l’armée de terre.
Leur parcours ensuite sera similaire. Départ pour l’Afrique Equatoriale française, qui a rejoint la France Libre ; départ pour Bangui, puis le Tchad.
De Bir Hakeim à la Normandie
On les retrouve à Bir Hakeim où pour la première fois l’armée française libre fait parler d’elle en tenant la dragée haute aux forces du Renard du Désert, le futur maréchal Rommel. Ils résisteront durant 16 jours aux Allemands, dans des conditions dantesques, permettant aux Britanniques, alors en mauvaise posture, de se replier jusqu’en Egypte, où ils stopperont à El Alamein, définitivement, les troupes de Rommel.
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Puis, ce sera la 2e DB du général Leclerc et le fameux serment de Koufra, au soir de la première victoire française, en Lybie, contre ce même Rommel. Le général Leclerc lance alors à ses hommes :
« Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg »
Le 22 avril 1944, les trois Corlaysiens sont de retour en Grande-Bretagne, à Swansea, au Pays de Galles. Cette fois, il s’agit de préparer la libération du territoire national.
Le 1er août 44, la 2e DB débarque à son tour à Utah Beach, au moment même où les Américains de Patton percent à Avranches. La division du général Leclerc participe alors à l’encerclement de la poche de Falaise et s’illustre en prenant Alençon et Carouge et en participant à la réduction de la poche. Le désastre infligé aux Allemands est terrible. Au point que l’historien Eddy Florentin parlera de « Stalingrad en Normandie ».
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La division libère Paris, et accule les Allemands aux Vosges.
La conquête du Berghof
Puis, c’est la libération de Strasbourg en novembre 1944 et les durs combats en Alsace, dans un hiver glacial marqué par une terrible contre-attaque allemande. A la fin de l’hiver sonne la curée : le franchissement du Rhin et la conquête du symbole suprême : la 2e DB arrive à Berchtensgaden et s’empare du Nid d’Aigle, le Berghof, résidence d’été d’Adolf Hitler.
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On ne sait pas si nos trois Corlaysiens ont été de ceux qui ont libéré Paris et plus tard pénétré dans le Berghof. Mais ce qui est sûr, c’est que les trois hommes se sont comportés héroïquement. A l’heure de la démobilisation, ils auront gagné la Croix de Guerre… Robert Baudouin finira même la guerre avec le grade de sous-lieutenant, et Yves Bernard, celui de sergent.
Aujourd’hui, ces trois héros nous ont quittés. Mais leur parcours doit servir d’exemple à tous les amoureux de la liberté. Et chacun sait qu’actuellement, on a plus que besoin de tels exemples. ..."
actu.fr Laurent Laloup le mercredi 17 février 2021 - Demander un contact La page d'origine de cette contribution Recherche sur cette contribution | |
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"Ma route" du capitaine Raymond Fresnois " Pierre André, un petit gars parmi les autres
À Old Dean, il appartenait à ma section, un parmi les autres. Ce n'était pas un petit ange. Il était même un peu cabochard. Mais n'était-ce pas normal ? Il avait bien fallu qu'il le soit un tantinet cabochard pour avoir su dire non à Vichy, à 18 ans à peine, alors que tout semblait perdu pour les Anglais et les quelques fous qui avaient suivi de Gaulle. Mais ce que j'ai à raconter à son sujet, se situe sous l'équateur, à Faya (Tchad) où j'étais moi-même dans une unité de combat.
Le pauvre André, contre tous ses espoirs, avait été affecté à l'artillerie du lieu comme servant d'un canon antiaérien 40 mm Beaufort. Il n'est pas possible d'expliquer ce qu'était sa déception, lui qui, depuis juin 1940, ne rêvait que de plaies et de bosses avec "son bataillon de Chasseurs". Il avait absolument l'impression d'être diminué et à tout jamais classé parmi les "planqués". Et de multiplier les démarches, et de venir pleurer dans mon gilet, moi son ancien sergent, comme si toute la France libre avait tourné autour de moi.
Je l'encourageais tant que je pouvais, lui faisant entrevoir toute l'utilité du rôle qu'il aurait à jouer lorsque les troupes de Leclerc auraient rejoint un théâtre d'opérations important. Rien ne pouvait remonter le moral du pauvre André. Je crois bien qu'il alla jusqu'au bord de la dépression. Et puis, un beau matin, on m'apprit que Pierre André avait disparu. Que s'était-il passé? On ne le su que deux jours plus tard. Il venait d'être ramené à Paya par un "Cawadji" (commerçant du désert qui assure l'approvisionnement des palmeraies : vient de Cawa = café) qui l'avait trouvé exténué, commençant à mourir de soif sur un bord de piste qui menait à Fort Lamy (1 100 kms). Il avait décidé d'aller trouver le colonel Leclerc pour lui expliquer son cas, son désir de réintégrer l'infanterie, où il avait rêvé d'en découdre pour son pays et pour les siens. Il avait emmené avec lui un bidon de deux litres d'eau et quelques vivres (dattes et biscuits dans sa musette).
Voilà encore une histoire de "contestataire" qui eut une fin heureuse. Le commandant Dio donna l'ordre de l'intégrer dans une section de combat. C'est ainsi qu'il prit part aux combats du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie, dans la même section que moi.
Il enchantait l'adjudant-chef Briard, compagnon de la Libération qui, à de nombreuses reprises, me fit compliment sur son allant.
C'était un cabochard de la première heure, un Chasseur de Camberley." Laurent Laloup le vendredi 07 novembre 2008 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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