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Radio Libre

 

Préface

 

Par Alain de Cheveigné

Radio Libre raconte cinq ans de la vie de Maurice de Cheveigné. La débacle de 1940, la fuite de France par la montagne, la prison en Espagne, l'entraînement en Angleterre, le parachutage en France à deux reprises, l'arrestation, l'interrogatoire, la prison à Loos-lès-Lille et le camp à Sachsenhausen.

Maurice n'aimait pas les récits des anciens combattants qui se souviennent de détails de plus en plus beaux et de moins en moins plausibles au fur et à mesure qu'ils viellissent. Il se méfiait de sa propre mémoire, 45 ans après les faits, et a passé des années à confronter ses souvenirs aux archives, notamment celles du BRCA qui contient les copies des télégrammes dont il assurait la transmission (généralement sans en connaître le contenu á l'époque).

Les archives sont incomplètes et certains épisodes lui sont restés obscurs, notamment les mois sombres précédant son arrestation. De sourdes luttes de pouvoir opposaient des organisations rivales, et Maurice, radio expérimenté mais indocile, s'est retrouvé au chomage et privé de matériel d'émission pendant les trois mois précédant son arrestation, le 4 Avril 1944. Le lecteur percevra au travers de ce récit le changement d'atmosphere qui accompagna le passage de la résistance d'"avant Stalingrad", celle d'une poignée de jeunes "hurluberlus", à celle de la fin, confisquée par les gens sérieux, les opportunistes, les "Inspecteurs des Transmissions", parmi lesquels Maurice n'avait plus sa place.

L'arrestation, cet instant qu'il ressassera dans sa mémoire en se disant "j'aurais pu m'échapper!... pourquoi n'ai-je rien tenté?... j'étais las". L'interrogatoire, le camp, la faim, le froid, sanctions de ce moment d'inattention. Et pour finir, "happy end" improbable: la survie et le retour dans le monde d'après-guerre. Mais un an après la Libération, les places étaient prises, les amis morts, les filles (ses amies de Londres...) mariées.

Pourquoi ai-je "publié" ce récit sur le réseau Internet? Pour le plaisir égoïste de prolonger la vie de quelqu'un que j'aimais, et qui aurait sûrement apprécié cette propagation posthume à travers les réseaux. Et parce que ce que ce récit, qui laisse voir comment était fait un de ces rares fous qui firent la résistance du début, est un antidote aux récits faramineux des uns qui nourissent les thèses révisionnistes des autres... Il n'a pas valeur d'exemple: si le lecteur était, par malheur, plongé dans la France de la débacle, il aurait certainement tort de faire le choix qu'a fait Maurice. Selon tous les critères ce choix était déraisonnable. Mais peut-etre aujourd'hui encore y en a-t-il certains qui feraient quand même ce choix? C'est à eux, je pense, que ce livre est destiné.

AdC


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